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Un parc agrivoltaïque bien loin du rêve agricole
Des vaches et du fumier à qui en veut !

Agrivoltaïsme à Mignaloux : derrière l’image idyllique, la réalité du terrain


Dans son édition du 4 septembre 2026, page 7, La Nouvelle République consacrait un article au projet porté par VALECO à Mignaloux-Beauvoir, à la suite de l’audience devant le tribunal administratif de Poitiers.
À la lecture de cet article, le lecteur pouvait retenir l'image d'un projet agrivoltaïque relativement paisible : des panneaux photovoltaïques associés à un élevage bovin, des haies limitant l'impact paysager et un projet présenté comme s'inscrivant dans les objectifs nationaux de transition énergétique.
Mais à quoi ressemblerait réellement cette cohabitation entre élevage bovin et panneaux photovoltaïques ?
La photographie que nous publions ici apporte un élément très concret.
Elle a été prise le 12 septembre 2026 sur les terres de l'éleveur déclaré dans le dossier VALECO. Les bovins, le terrain, la clôture et le fumier visibles sur la photographie sont réels.
Seuls les panneaux photovoltaïques ont été ajoutés par intelligence artificielle, afin de permettre au lecteur de visualiser ce que pourrait devenir ce type de paysage une fois les installations implantées.
Il ne s'agit donc pas de présenter cette image comme une photographie du futur parc. C'est un photomontage assumé, réalisé à partir d'une situation existante et photographiée sur le terrain.
Le fumier, lui, n'a pas été ajouté par IA

Photographie prise le 12 septembre 2026 sur les terres de l'éleveur mentionné dans le dossier VALECO. Photographie originale : bovins, terrain, clôture et fumier réels. Panneaux photovoltaïques ajoutés par intelligence artificielle à des fins d'illustration. Ce visuel ne constitue pas une représentation technique exacte du projet VALECO.
Photographie prise le 12 septembre 2026 sur les terres de l'éleveur mentionné dans le dossier VALECO. Photographie originale : bovins, terrain, clôture et fumier réels. Panneaux photovoltaïques ajoutés par intelligence artificielle à des fins d'illustration. Ce visuel ne constitue pas une représentation technique exacte du projet VALECO.
C'est probablement le détail le plus frappant de cette photographie.
L'importante quantité de fumier présente en bordure de clôture figure bien sur la photographie originale. Elle n'a été ni créée, ni amplifiée, ni ajoutée artificiellement.
Ce constat n'a rien d'anormal en soi : l'élevage bovin est une activité agricole et produit naturellement du fumier.
Mais dès lors que l'élevage constitue une composante essentielle du projet présenté comme « agrivoltaïque », il est légitime de montrer au public la réalité concrète de cette activité, plutôt qu'une simple photographie d'illustration générique d'une centrale solaire.
C'est précisément là que le débat mérite d'être approfondi.
Une photographie d'illustration à 300 mètres, mais qu'en est-il à quelques mètres ?
L'article de La Nouvelle République rappelle que le projet représenterait 30,9 hectares pour une puissance de 20,9 MW.
Il indique également que, selon VALECO, il n'y aurait pas d'atteinte au patrimoine naturel notamment parce que le site serait « bordé de haies ».
Mais le sujet ne peut pas être réduit à la seule question de savoir si un monument historique est visible ou si des haies entourent certaines parties du projet.
La question posée par les habitants est beaucoup plus concrète :
Que verra-t-on réellement depuis les habitations situées immédiatement à proximité du projet ?
Quelle sera la perception de dizaines d'hectares de panneaux associés à un élevage bovin ?
Comment seront gérés les animaux, les clôtures, les zones d'alimentation, le fumier, les accès agricoles et les équipements techniques au milieu et autour des installations photovoltaïques ?
Et surtout : pourquoi cette réalité quotidienne est-elle si peu visible dans la présentation médiatique du projet ?
Nous ne sommes pas opposés au photovoltaïque
C'est un point essentiel.
Le débat n'est pas : « pour ou contre l'énergie solaire ? »
Nous ne contestons pas la nécessité de développer les énergies renouvelables.
Nous contestons l'idée qu'un projet devienne acceptable par principe dès lors qu'on lui accole le terme « agrivoltaïque ».
Chaque projet doit être examiné en fonction de son implantation, de son environnement, de son voisinage, de son activité agricole réelle et de ses conséquences concrètes.
À Mignaloux-Beauvoir, le projet VALECO doit donc être regardé tel qu'il est réellement prévu, sur près de 31 hectares, et non au travers d'une image générique et rassurante du photovoltaïque agricole.
Montrer le terrain plutôt qu'une image idéale
La photographie publiée ici n'a pas vocation à dire : « voilà exactement ce qui existera demain ».
Elle pose une question beaucoup plus simple :
Voilà le terrain et l'élevage tels qu'ils existent aujourd'hui. Que donnera réellement l'ajout d'une centrale photovoltaïque de cette ampleur dans cet environnement ?
Le photomontage permet au moins de poser cette question visuellement.
Et contrairement à une photographie d'illustration sans rapport direct avec le site, le paysage de départ, les bovins et les conditions d'exploitation montrés ici sont ceux que nous avons réellement photographiés sur place le 12 septembre 2026.
Le débat sur le projet VALECO mérite mieux qu'une opposition caricaturale entre défenseurs des énergies renouvelables et riverains qui refuseraient le changement.
Il mérite que chacun puisse regarder la réalité du dossier, la réalité du terrain et la réalité du voisinage avant de se faire une opinion.
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